Agriculture

Faisant partie de la plaine du Cul-de-Sac, la commune de Ganthier a une tradition agricole caractérisée par de grandes plantations variées et dominées par le petit-mil et le maïs. On pouvait trouver également de la patate dont la production était très bénéfique. Tout ceci était favorisée par un équilibre écologique normale, ce qui occasionnait une plus grande disponibilité en eau soit au niveau des bassins, sources, soit à une plus grande fréquence des eaux de pluie.

De nos jours la disparité entre les ressources naturelles disponibles et les besoins de la population provoque un déséquilibre au point que cette zone, en certains points, affiche un paysage désertique (une grande partie de la 2ème section Balan).

Ainsi, les sols étant privés pour la plupart de leur couche arable par érosion, ils ne sont plus en mesure de répondre aux besoins agricoles de la population, s’expliquant par une baisse accrue de leur fertilité.

Les cultures rencontrées actuellement sont le petit-mil et le maïs. Cependant dans les mornes (5ème section  » pays pourri « ) on cultive surtout le thym, percy, poireaux, la cive.

Elevages

L’élevage est une activité de 2ème rang au niveau de la commune de Ganthier. Les espèces pour la plupart ont été affectées en raison de l’aridité du climat (manque d’eau et de nourriture). Ce qui a entraîné la mort de bon nombre d’entre elles. Toutefois on en trouve de toutes sortes au niveau des secteurs bien que la plaine en compte beaucoup plus.

Ainsi on va trouver des espèces comme bœufs, porcs, cabris, chevaux, mulets, ânes, moutons et des oiseaux des basses-cours. Dans les mornes la variété et le nombre des espèces diminuent en raison de la plus faible disponibilité en nourriture et en espace pour le pâturage.

De ce fait, on rencontre quelques espèces comme : cabris, porcs, chevaux. Le bœuf est peu présent en montagne.

Chasse & Pèche

La pêche est une activité qui se pratique dans le cas de cette commune, seulement au niveau de l’Etang Saumâtre (3ème et 4ème). L’exploitation des espèces au niveau de cet étang se fait de façon incontrôlée toute l’année, #233;quipements non appropriés) qui entraîne une diminution de la variété des espèces et de leur nombre.

En ce qui a trait à la chasse, cette activité n’est pas très en vue dans cette commune en raison de la disparition de certains oiseaux dont la présence était liée à celle de beaucoup de plantes très caractéristiques desquelles ils nourrissaient.

Végétation

Juste avant le déboisement effectif débuté à partir de 1986, cette commune avait une couverture forestière dense qu’on pouvait estimé à 40-50% et ceci malgré l’action dévastatrice de certains cyclones qui ont détruit une bonne partie de cette couverture.

De 1986 à nos jours, dans l’espace de 19 ans la couverture forestière a été sévèrement saccagée à un point tel qu’on ne remarque aujourd’hui qu’une très faible couverture estimée en moyenne à 10-15% pour l’ensemble de la commune.

Les nombreux peuplements de chêne d’acajou sont réduits aujourd’hui à de simples arbres isolés dont certains en voie de disparition.

Ainsi les espèces dominantes actuellement sont surtout la bayahonde et le chandelier qui sont caractéristiques des zones désertiques. On peut également trouver de rares manguiers, des races de chênes et d’acajou aux environs de la ville et du côté de Sources-à-Bettes.

Dans d’autres sections la protection du sol est assurée essentiellement par des arbustes (bonbonyen) et des espèces rabougries comme le comparé. Enfin on peut ajouter que très peu d’herbes comme  » chien dent  » sont trouvées sur les sols en raison de l’aridité du climat. En plus, les mornes sont d’une manière générale dépourvus de tout arbre.

Toutefois il y a lieu de signaler qu’à Sources-à-Bettes il existe encore une végétation naturelle qui est très bien représentée, sa protection est due au fait que, selon plus d’un, c’est une zone mystique.

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